Le vol de Kitty Hawk

Auteur : Georges DUPUIS

Genre : Théâtre

Collection : Les inédits du 13

Parution : 1er juillet 2008

ISBN: 978-2-915459-31-9

Prix: 10 €

Pages: 100

Comédien(s) :  4

Comédienne(s) : 3

 

Résumé ...

Les « volateurs » de Kitty Hawk ou la singulière destinée de Wilbur et Orville Wright Il y a quelque chose de singulier, voire de tragique et même de poignant dans la destinée des frères Wright. Comment ces deux Américains qui peuvent se prévaloir d’être les premiers à avoir accompli un vol soutenu et contrôlé ont-ils en effet laissé aussi peu de postérité technique ? Comment les deux hommes qui sont parvenus, non sans faire preuve d’entêtement et de courage, à concrétiser le rêve millénaire d’Icare, pourquoi ont-ils abandonné toute prétention sur le développement industriel de l’aéroplane à la veille de la Première Guerre mondiale, une guerre au cours de laquelle l’aviation connaît ses premières grandes heures ? Orville et Wilbur Wright sont à l’évidence les premiers vrais aviateurs, ceux qui ont réussi pour la première fois à faire prendre l’air à une machine qu’ils ont conçue et construite de leurs propres mains. Ils sont parmi les premiers, après le précurseur allemand Lilienthal, à aborder le problème du vol de façon scientifique en réalisant eux-mêmes une soufflerie rudimentaire qui leur permet d’étudier les profils d’ailes les plus conformes aux lois de la sustentation. Procédant de la façon la plus méthodique qui soit, ils construisent d’abord des planeurs qui effectuent, de 1900 à 1902, des envolées prometteuses, puis montent sur l’un d’entre eux, qu’ils baptisent du nom de « Flyer », le moteur qui en fait un avion au sens propre du terme. C’est à bord de cet appareil, auquel un journaliste français donnera le nom poétique de « volateur », que, devant quelques témoins, les deux vendeurs de bicyclettes de Dayton accomplissent non pas une mais quatre envolées successives, le 17 décembre 1903. La répétition même des vols (deux fois pour Orville, deux fois pour Wilbur) est la preuve que ceux-ci ne doivent rien au hasard. N’en déplaise à leurs détracteurs qui, dans un souci nationaliste, ou encore par dépit ou par jalousie, les ont dénigré. Les Wright ont bel et bien volé par cette froide journée de décembre 1903, sur la plage de Kitty Hawk, en Caroline du Nord (sur des distances allant de 40 à 260 m). Pour preuve. Alors même que les Européens piétinent et cherchent encore le moyen d’imiter les pionniers américains, les deux frères continuent de caracoler loin devant eux, accumulant les succès. En 1904, leur « Flyer II », quelque peu remodelé, parcourt 1 200 m, et, en 1905, le « Flyer III » évolue sur 24,5 km et tient les airs pendant 38 minutes. Cet extraordinaire triomphe sonne à l’évidence comme un avertissement pour les chercheurs et les expérimentateurs du Vieux continent ; mais, à l’automne 1906, l’aviateur d’origine brésilienne Santos-Dumont ne parvient pas à dépasser 220 m, même si son vol est le premier à être homologué, lorsqu’il teste son aéroplane « 14bis », à Bagatelle. Néanmoins, l’aviation européenne a le vent en poupe et s’apprête à dépasser ceux qui lui ont administré tant de leçons. Les victoires remportées par Farman en 1908, la traversée de la Manche par Blériot l’année suivante sont autant d’indices des progrès qu’elle est en train d’accomplir. Les deux Américains tentent de reprendre l’initiative en effectuant une tournée mémorable en France en 1908, battant record sur record. Si les éloges pleuvent, le succès commercial ne vient pas. Ce ne sont pas les quelques appareils vendus à l’armée française qui pourraient le leur assurer. Empêtrés dans d’interminables procès tenant aux brevets de toutes sortes qu’ils ont déposés, bien trop préoccupés par le souci de rentabiliser financièrement leur « invention », les « volateurs » de Kitty Hawk se laissent bientôt distancer et ne se rendent guère compte que la formule de leur aéroplane n’a pas d’avenir industriel. La mort de Wilbur, en 1912, des suites d’une typhoïde, porte un coup fatal à leur entreprise et, quelques mois après le commencement de la Grande Guerre, en 1915, Orville finit par renoncer. Le rêve s’éteint de façon définitive, mais avant même ces funestes événements, les Wright sont entrés dans la légende de l’aviation. Patrick Facon Directeur de recherche au Service historique de la défense Membre de l’Académie nationale de l’air et de l’espace Il y a cent ans, voler était réservé aux oiseaux et aux anges ! Et pourtant ils l’ont fait. La fabuleuse histoire d’Orville et Wilbur Wright, les deux frères qui donnèrent des ailes à l’humanité !

       

L'Auteur :

Dramaturge, metteur en scène et comédien, Georges Dupuis joue parfois dans la mise en scène de ses propres textes. Lors de la présentation de son adaptation de "Jack et le haricot magique" en 2003, il tient le rôle du narrateur à l'Olympia et au Casino de Paris. L'auteur s'inspire de la vie d'Alfred de Musset pour écrire une pièce intitulée "Le Bruit de la vie", qui est à l'affiche pendant plus de cent représentations. Il travaille également sur le livret de l'opéra-rock "Ypse". Après "Jack et le haricot magique", le dramaturge renouvelle son expérience de l'écriture du théâtre pour enfants avec une série de textes d'après "Le Chat botté" de Perrault.

Passionné par la science et l'histoire, il publie le récit de la vie des inventeurs du premier avion, dans la pièce "Le Vol de Kitty Hawk" en 2007. Hétéroclite dans ses sujets d'écritures, Georges Dupuis réussit à créer des univers vivants à travers des récit historiques et/ou lyriques.

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